O jour le jour (suite 5)

du réveil à la veille

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suite là : 0 jour le jour 6

 

 

 

 

rentrée d'une marche d'une semaine en Espagne avec mon chéri :  200 km où tout était énorme : le froid, l'espace, la pluie, la gadoue même le vent à 70 km/h

inimaginable la joie aussi de la moindre éclaircie, des rencontres de mêmes galériens en chemin, des choses minuscules qui nous portent , des douches qui ressuscitent, et bien sûr le chemin immobile dedans, et là retrouver la maison ! aaaaah !!!

le 06.11.12

 

 

 

mercredi 24 octobre les sacs sont presque bouclés, j'ai choisi un carnet léger et quelques crayons, le minimum, difficile choix du minimum, rechargé l'appareil photo, emmène de Daniel Duigou : "Naître à soi-même" c'est tout, enfin c'est tout pour les livres, des figues dates et noix de cajou. Pour le reste on verra. On est heureux de partir marcher, d'aller s'immerger 8 jours dans la nature espagnole, une chance énorme que de pouvoir faire ce périple sur les chemins de St Jacques de Compostelle, c'est comme un envol et en même temps des retrouvailles : un contact serré avec la terre, marcher. 

le 24.10.12

 

 

 

 

 

"Le désir c'est la force par laquelle chaque personne persévère dans l'existence, elle procède de la nécessité eternelle de la nature de Dieu." Spinoza

22.10.12

café du port mardi midi

"Juste être soi, ni plus ni moins, et être ouvert à l'autre."

Alexandre Jollien

20.10.12

 

 

 

 

Me suis approchée tout près juste au bord, tout près, immobile, silence dedans, fermé les yeux, et 36 cadeaux soudain dans l'air, comme une symphonie du ciel, yeux oreilles écarquillés.

le 19.10.12

 

 

le 17.10.12

 

 

...

"Plus rien qu'une muraille de feu noir, un tonneau cerclé de cris dans lequel je roulais, perdais mon sang, ma force, trois jours, trois nuits. Et la confiance au bout. Non, pas au bout : à l'intérieur du bloc noir, dans la gueule béante du noir, le point jaune de la confiance. C'était donc ça. Il fallait donc passer l'épreuve du noir, l'épreuve du naufrage prochain, certain, il fallait donc embrasser la peur aux yeux furieux, l'aimer comme du bon pain, continuer la traversée, perdre pied, perdre coeur et continuer quand même, voir le ciel passé à la limaille de fer, les étoiles en tomber comme de la sale poussière d'or et entendre à cet instant, à cette perfection accomplie du désastre, entendre la bonne voix confiante, paisible, la voix jaune clair qui promettait de ramener le bateau au port."

Extrait de "l'homme-joie" de Christian Bobin

 

 

 

- c'est pas un peu rugueux là ?

- où ça ?

13.10.12

 

 

 

- tu veux que je te dise ?

- quoi ?

- on va faire équipe

- ok

le 09.10.12

 

 

 

 

devant raisonnements, argumentations, démonstrations, et autres analyses, que pèsent mes intuitions mes ressentis mes souhaits mes rêves ? quelle place au sensible ? 

 

 

 

 

 

ma place la prendre sans doute parler plus fort peut-être ?

le 08.10.12

 

 

 

 

1 er essai d'arbres à l'encre de Chine ce matin au bord de la Loire un peu maladroit mais chouette découverte

le 05.10.12 

 

 

croquis du jour

03.10.12

 

 

 

A l'atelier hier soir N. m'a dit :

"je peux pas dire que je sois contente de peindre librement comme je le fais ici dans ton atelier, non, ce n'est pas ça...cela me rend heureuse, oui voilà simplement heureuse d'oser"

ça m'a fait soudainement comme un bouquet de pâquerettes dedans

ces mots là.

le 03.10.12

 

 

 

 

vu ce matin les arbres au bord de la Loire feuillages penchés vers l'eau et le flot à travers dansant, lumineux, dirigé vers la mer

le 02.10.12

 

 

 

 

blanc bien sûr

le 02.10.12

 

 

ouvrir les mains

en peignant cette toile je me disais que c'était étonnant

que donner et recevoir s'expriment par le même geste

pour l'instant ça donne ceci

hésitations sur la couleur du ciel : franchement gris, blanc, vert-gris, bleu-vert-gris ou vert-gris-blanc ?

le 01.10.12

 

 

 

en commançant ce matin une nouvelle toile je viens de me rendre compte qu'il y avait à oublier sans oublier les lignes posées sur le croquis, disons garder l'idée sans se fermer dans la forme

le 28.09.12

 

 

 

 

une page rien qu'avec mes arbres ???

1 + 1 = 3

le 28.09.12

 

 

ici c'est comme partout

il y a des creux des bosses

des solitudes, des élagages

des retrouvailles et des mercis 

le 26.09.12

 

 

le 25.09.12 un jour particulier

photo du 25.09.82

 



Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit.

Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien.

Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert de rien.

L'amour est patient, il est plein de bonté; l'amour n'est point envieux; l'amour ne se vante point, il ne s'enfle point d'orgueil,

IL ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son intérêt, il ne s'irrite point, il ne soupçonne point le mal,

Il ne se réjouit point de l'injustice, mais il se réjouit de la vérité;

il excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

l'amour ne périt jamais. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra.

Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie,

mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.

Lorsque j'étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j'ai fait disparaître ce qui était de l'enfant.

Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu.

Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, l'amour; mais la plus grande de ces choses, c'est l'amour.

Extrait de la Lettre de St Paul aux Corinthiens
 

 

 


le 22.09.12

Je découvre le travail de Gilbert Pinna, j'aime beaucoup l'énergie et la spontanéité du trait, la gravité et la légèreté de ses personnages

http://gilbertpinnalebloggraphique.over-blog.com/article-la-grande-affaire-109895440.html

le 17.09.12

 

 

 

Je n'ai pas encore tout vu mais déjà un merci spécial aujourd'hui

à Myriam pour sa danse des éphémères, Nicolas pour La dernière feuille, Sophie pour la petite chaise rouge qui fait voir l'oiseau petit et ses arbres artichauts et Jérome pour son regard sur les Accords Toltèques

http://www.une-semaine-enchantee.fr/

le 14.09.12

 

 

(...)

donc un peu énervée j'ai pris une autre toile et j'ai fait çeci

13.09.12


 


 

journée d'hier assez pjsfodfhdskghg,xv

avec humilité le travail de tous les jours..

le 13.09.12

 

 

 

 

 

Aujourd'hui croquis du tableau n°9 

de la correspondance avec Albane 

flots vent mat du bâteau (alléger le penché) et mots enroulés

le 11.09.12

 

 

 

le 10.09.13

« il y a toujours un reste en tout

un reste de visible qui échappe à notre vue

un reste de silence qui échappe à notre ouïe

un reste de lumière incrusté au fond de l’obscurité

un reste de ténèbre fiché dans la lumière

un reste d’illisibilité du monde

il y a toujours un reste en nous

un reste d’idiotie dans toute intelligence

un reste de sagacité dans l’imbécillité

un reste d’animalité induré dans notre cerveau

un reste d’humanité sous nos élans de bestialité

un reste d’inintelligibilité de notre humanité

un reste de pourquoi qui résiste à toutes nos questions

un reste de comment qui se dérobe à nos analyses même les plus pointues

un reste irréductible qui fait scrupule dans nos pensées et nous tient en éveil, en alarme, en vie."

extrait de "Rendez-vous nomades" de SYLVIE GERMAIN 

 

 

 

 

retrouver le jardin après un aller retour éclair vite vite à Paris pour fêter S. joie de retrouver là-bas mon frère H, balade dans Paris dimanche matin nez en l'air, soleil dedans dehors

le 09.09.12

 

 

Sylvie Laliberté à Saumur hier soir, c'était joyeux comme ça :

pour l'instant ça donne ceci

peinture toile 1m X 1m

collage de papier Bible

30.08.12

 

 

 

projet prochaine toile

27.08.12

 

 

 

Rangements.

Plus aucune toile peinte dans l'atelier, saturation d'images.

Envie d'un espace vide.

Un espace qui me remettra en marche

le 24.08.12

 

 

immersion dans le vert

Chaumont sur Loire

le 17.08.12

 

 

« Lorsque vous regardez, ne pensez jamais à ce que la peinture (ou n’importe quoi de ce monde) « doit être », ou à ce que beaucoup de gens voudraient qu’elle soit seulement. La peinture peut tout être. Elle peut être un éclair de soleil en pleine bourrasque. Elle peut être un nuage d’orage. Elle peut être le pas d’un homme sur le chemin de la vie, ou, pourquoi pas ? un pied qui frappe le sol pour dire « assez ». Elle peut être l’air doux et rempli d’espérance du petit matin, ou l’aigre relent qui sort d’une prison. Les taches de sang d’une blessure, ou le chant de tout un peuple dans le ciel bleu ou jaune. Elle peut être ce que nous sommes, ce qui est aujourd’hui, maintenant, ce qui sera toujours. Je vous invite à jouer, à regarder attentivement… je vous invite à penser. » 
Antoni Tàpies, La pratique de l’art.

 

 

cadeau en vert et bleu

 

 

 

ouvrir les yeux

mon frère Bruno, été 2012

parfois je tangue 

un petit vent de blues de rentrée dans les voiles

20.08.12.

 

 

 

qu'il est bon, oui qu'il est bon de se sentir petitement humain 

ET confiant 

15.08.12

 

 

moment terre improvisé à la maison avec Philippe Florence Charlotte Arthur et Clémence chacun a fait ce qui lui venait

joli moment partagé 

14.08.12

 

 

 

pas de couronne visible sur la tête mais quand même 

 

 

 

 

noté ce matin pendant que je dessinais un arbre dans la rue d'à côté la similitude de la forme des bouquets de feuilles avec la forme générale de l'arbre, comme si ses terminaisons étaient raccord avec sa globalité. 

au delà de la forme : incroyable énergie de vie dans ces arbres 

dire les rythmes plutôt que la forme

me demande si je continue avec la mine de plomb 

le 10.08.12

 

 

 

 

cet été j'ai commencé ceci :

 

 

 

 

Ca pousse mieux quand il pleut !

en ce moment mon amie Cicia fleurit Paris au 59 rue de Rivoli

ouvrez vos fenêtres !

le 07.08.12

 

 

 

 

temps de vacances

le 20.07.12

 

 

 

 

 

 

 

 

l'été la maison prend des airs d'accordéon

le 19.07.12

 

 

 

 

 

lundi je suis passée voir mon amie Soeur Renée au monastère de Martigné Briant, ici avec Cerise et Hirondelle (née il y a quelques semaines): un moment simple et joyeusement tendre

le 18.07.12

 

 

Louise travaille cet été  à la guinguette du bord de Loire

de St Martin de la Place

concentration, accueil, effort, travail d'équipe, endurance,

humeur joyeuse

le 15.07.12

 

 

 

le 14.07.12 

 

 

 

 

en route vers le soleil

Camille et Rémi ce matin du 14.07.12

 

 

 

 

hier c'était le dernier jour du stage ici

http://www.atelier-poissons-rouges.fr/

avec LOuis, ManOu, Dylan, Eva, Adeline, Marina, Manuel, Océane

de belles heures colorées

le 12.07.12

 

 

 

 

à la cuisine : saveur de l'instant

sucré salé 

11 juillet 2012

 

 

 

 

10 tours dans les jardins du château de Saumur

09.07.12

 

 

 

cueillir des graines de coquelicots, me laisser bercer par le froissement des feuilles dans le vent au réveil, ranger les toiles déjà peintes, marcher les pieds nus dans l'herbe, laisser venir les prochaines couleurs pour Albane, respirer le doux de ce 8 juillet 2012, faire un bouquet de fleurs de toutes les couleurs.

 

 

 

Plouhinec 

1ère semaine de juillet

 

 

 

 

 

se fera ce qui se fera

ne se fera pas ce qui n'a pas à se faire

le 01.07.12

 

 

 

 

j'ai besoin que quelqu'un m'attende quelque part...

les toiles s'entassent à l'atelier, pas de visibilité, pas d'élan pour continuer à peindre pour personne. 

qui vais-je rencontrer qui croira assez dans mon travail pour avoir envie de s'occuper de la mise en avant de mes peintures ?

qui attendra mon travail ? qui a envie de ce vrai boulot qui demandera du temps et un vrai savoir faire que je n'ai pas ?

comment ma peinture peut-être vue, plus vue qu'ici ?

est-ce obligé de passer par une galerie ? 

le 29.06.12

 

 

 

 

 

 

cette après-midi j'ai lu 

"La petite casserole d’Anatole" d'Isabelle Carrier

un petit bijou sur le lien à soi, aux autres

la tendresse, le regard bienveillant,

j'ai beaucoup aimé

le 28.06.12

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci à Michelle qui m'a fait connaître Marie-Hélène 

Merci à Marie-Hélène qui me rend mes bras oh que c'est bon quand la douleur s'en va

Merci à la médecine chinoise (shiatsu) qui est arrivée jusqu'à Marie-Hélène

Merci à Jean-Benoit d'être là

Merci à mes filles d'être ici ou là avançantes, tellement vivantes

Merci à Albane pour les échanges mots peintures le projet en cours

Merci aux capucines, cosmos, roses parfumées, chevrefeuille, et au soleil qui revient ça y est c'est l'été

Merci à S. Renée, son sourire, ses mots, nos échanges 

Merci à Valérie son attention son rire ses partages

Merci à Marie de se battre si fort contre la maladie et la santé qui reprend du terrain

Merci à Sylvie pour les marches matinales cette année automne hiver compris

Merci à Monique son franc-parler ses combats et sa joie

Merci à Catherine pour son amitié, ses mots, merci à Laurent de m'avoir fait rencontré Catherine L et pour leurs regards de confiance sur la vie

Merci aux choses minuscules du matin jusqu'au soir au chant des oiseaux ce matin

Merci Ghislaine pour le chemin possible

Merci à toutes les rencontres de cette année grâce à l'atelier

Merci à toutes celles et ceux qui sont venus peindre cette année, leur confiance et leur joie

Merci à Jacques et Anne-Marie qui m'ont proposé de venir voir (t'inquiète c'est juste pour regarder) l'atelier théatre qui me plait tant je croyais pas ça possible un jour

Merci à Dominique pour son regard attentif

Merci à Odette pour son regard sur les choses du quotidien

Merci à tous ceux qui ont écrit Paul Jean Jacques et  à tous les autres encore aujourd'hui vivants témoins de la Présence de *** dans leur vie

 

Merci à la vie 

oui Merci la Vie

le 27.06.12

 

 

 

 

 

"TENIR

sourire devant colère

et par-dessus les abattements

fatigues frayeurs humeurs

de grêle tenir sourire envers

et contre tenir sourire pas

faussaire milieu de toutes

les pluies

DEBOUT"

 

Albane Gellé

extrait de "Si je suis de ce monde"

 

 

 

"L'homme est bien un roseau pensant, mais ses plus grandes oeuvres se font quand il ne pense ni ne calcule. Il nous faut redevenir "comme des enfants" par de longues années d'entraînement à l'art de l'oubli de soi. Quand cela est réalité, l'homme pense et pourtant il ne pense pas ; il pense comme les vagues qui déferlent sur l'océan ; il pense comme les étoiles qui illuminent le ciel nocturne ; il pense comme le vert feuillage qui bourgeonne dans la paix de la brise vernale. En vérité, il est les ondées, l'océan, les étoiles, le feuillage. Lorsqu'un homme est parvenu à cet état de développement "spirituel", il est un artiste Zen de la vie."

"Le zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc"de Herrigel 

 

 

 

le 21.06.12 c'est sportif mais c'est l'été

parfois me laisser traverser par la tempête

tout en gardant le cap  

dire haut et fort

pourquoi non pourquoi oui

ce qui m'anime, qui je suis

 

 

 

 

 

il s'agit de trancher

entre ce qui est bon pour soi seul et bon pour tous,

suivre la petite voie intérieure qui sait

où est la vraie joie

ce qui nous donne plus de vie 

le 20.06.12

 

 

 

 

 

 

 

 

le 19.06.12

Que quelqu'un vienne, silencieux,

seulement annnoncé par son ombre,

qu'il dépose sur le seuil ce qu'il reste du jour 

et l'eau que nous boirons la nuit

pour y sentir passer le temps.
Que quelqu'un vienne, s'en aille,

et ne dise rien.
Il n'y a ici qu'un oiseau , mais c'est lui

qui met en musique ce qui mérite encore d'être

entendu.

Jean-François Mathé " Chemin qui me suit"

 

 

 

 

veiller c'est se tenir au creux du non-savoir, du non-pouvoir, de la non-connaissance de ce qu'il attend, ni de qui est celui qu'il attend.

 

veiller est une vigilance qui se tient dans une attente sans attendu, mais une vigilance prête à reconnaître et répondre de la part d'humanité qui surgit en soi, comme une effraction de nos prisons intérieures

 

 

"veiller" nous constitue tous en veilleurs d'une nouvellle humanité fraternelle parce que filiale

Sœur Mireille Golliez