O jour le jour (suite 3)

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la suite là : O jour le jour (suite 4)

 

 

 

 

je l'ai déposé au bas du gingko bil

le 17.02.12

 

 

 

 

 

offs 

le 17.02.12

 

 

 

 

 

 

oup's ...

à l'instant sur le pas de la porte

déposé là par un des chats de la maison

sans doute

mais quand même

le 15.02.12

 

 

 

 

 

 

c'est la fin de cette aventure,

les illustrations d'UN OISEAU EN AUTOMNE

un texte écrit pour les enfants par Catherine Leblanc qui parle de la séparation et de la mort, c'est un sujet délicat mais nous pensons que la mort est à regarder aussi, rien que pour profiter mieux encore de la vie.


nous recherchons un éditeur intéressé par le projet (?)


l'histoire d'une séparation, d'une mort

triste

pleine d'espoir

aussi

merci Catherine

le 14.02.12

 

 

12

 

Tous les arbres, ensemble, se sont penchés vers moi. Rouges, jaunes, oranges, un incendie. 

 

 

 

 

11

 

Je suis parti, j’avais tellement envie de courir.

 

 

 

 

 

 

 

 

13.02.12

 

 

Halte spirituelle, l'intégraleLa grâce de l'émerveillement

12.02.12

 

 

l'atelier est vraiment froid cet hiver ...

j'ai installé la table de jardin à côté de la cheminée,

en face de la fenêtre : c'est là que je travaille en ce moment,

tous les matins je vois ce rouge gorge s'arrêter ! cet oiseau en hiver,

pendant que j'illustre "un oiseau en automne"

(pas fini, non)

le 11.02.12

 

 

 

10

 

Il m’a demandé de le déposer sur l’herbe. Je pensais le garder plus longtemps mais il devenait trop faible et trop fragile.

 

– Je ne veux pas te dire au revoir !

J’attendais qu’il me parle encore mais il a fermé les yeux. Il avait tellement besoin de repos. 

 

9

 

Le vent nous a ramenés. L’oiseau était tout essoufflé. Je l’ai placé dans la poche, sur ma poitrine, et j’ai marché vite. Je ne voulais pas voir les milliers de feuilles par terre.

 

8

 

Il a ouvert ses ailes, encore une fois, elles étaient presque transparentes dans la lumière. En plein ciel, j’ai crié de joie.

- C’est magnifique ! 

 

 

 

 

des pas dans la neige le 05.02.12

 

7

 

Le vent nous a soulevé. Il nous a emporté au dessus des collines.

J’ai vu les champs, la rivière et ma maison au milieu des autres. 

 

 

 

 

 

 

6

 

– Qu’est-ce que tu voudrais maintenant ?

– J’aimerais encore aller dehors.

J’ai ouvert la porte. Il s’est ébouriffé légèrement.  

 

Il trouvait les arbres vraiment beaux. Rouges, jaunes, oranges, un incendie.

Il me remercia et me dit que je pouvais faire un vœu.

Je lui demandais d’être aussi léger que lui.

 

 

 

 

 

 

5

 

Il nous a raconté sa vie d’oiseau.

 

Il avait traversé des jardins, il s’était ébroué dans les flaques.

Il avait chanté avec les autres ou s’était disputé avec eux. Il avait résisté à plusieurs tempêtes. Il avait construit des nids de mousse, cherché des baies et nourri ses petits. Il avait laissé des traces dans la neige.

 

Ce qu’il aimait par dessus tout, c’était le matin, quand le soleil réchauffait ses plumes et qu’il se réveillait dans le ciel en couleurs.

(j'ai rajoutté un fil avec des oiseaux, transformé les giroulis en arbres sous la neige, et rajoutté un motif sur le jardin rouge à gauche)

4

 

Je l’ai emmené chez moi.

 

Mes parents m’ont dit que c’était impossible de le soigner,  

qu’il valait mieux le laisser, mais l’oiseau leur a fait des clins d’œil,    

et nous avons tous ri avec lui.

 

 

3

 

Comme il en rêvait, je l’ai emmené voir la mer.

 

Il la trouva sombre et immense. Il fit un tour au dessus des vagues et revint se poser sur mon épaule.

 

Cet oiseau me plaisait. Je n’avais pas envie de le quitter

 

 

 

2

 

Je l’ai entendu chuchoter :

- Je suis tombé de l’arbre…

 

J’ai levé la tête vers l’arbre. Il déployait ses branches comme des mains vers le ciel.

– Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?

 

 

 

 

 

1

 

J'ai trouvé un oiseau. Il était posé par terre. Je l'ai pris dans ma main,         son coeur battait doucement.

 

Il m'a semblé qu'il me parlait. Etonné j'ai attendu. Il avait l'air fatigué, pourtant sa gorge resplendissait.

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aimer, partager, marcher, 

c'est ma joie, ma simple joie qui me montre la route

et quand je peine je demande au ciel qui me répond :

je ne suis pas seule, jamais.

le 17.01.12

 

 

 

 

 

 

 

 

cour de récré peinte pour Mme C.

le 13.01.12

 

 

 

 

petit à petit, la place des choses

la peinture n'est rien en elle-même, c'est la vie qui importe, qui me porte

le 12.01.12

 

 

 

 

Vallée du Drâa Maroc décembre 2011

je peins pour ne pas m'écrouler du départ des enfants,

je peins parce que ce n'est pas supportable de ne pas pouvoir prendre dans mes bras ceux que j'aime, je peins pour ne pas pleurer trop, pour dire mon chagrin, je peins parce que je ne peux pas rester là sans rien faire,
pour avancer, recréer, imaginer, me relier, me relever

le 09.01.12

 

 

cette après-midi je suis allée peindre en rouge le poisson de l'atelier

le 08.01.12

 

 

 

me souvenir de ces pas dans le désert, 

du partage avec les enfants, des rencontres avec des hommes et des femmes berbères qui n'ont rien et qui donnent tout, des journées de marche qui ont permis de découvrir dans la lenteur des paysages étonnants, de cette fleur unique qui poussait par quel mystère éloignée de tout, des thés à la menthe, des chants improvisés sur rythme des bidons d'eau, du pain cuit dans le sable, des nuits glacées sous les tentes, des ciels si étoilés qu'on aimerait les cueillir pour en faire des bouquets, des jours à 20 °, des visites de villages fortifiés gagnés par le sable du désert qui avance, des dunes à perte de vue, de la rocaille, des oasis, des dromadaires comme voisins, des rires qui fusent ... 

le 06.01.12

 

 

 

Pour 2012 de la tendresse et des élans de paix

que les soldats deviennent troubadours

et que la lumière de Noël inonde nos coeurs

merci à toutes les étoiles sur ma route,

à vous qui passez là.

le 23.12.11

 

le 22.12.11

 

 

 

 

 

 

le 21.12.11


 


 

 


la confiance

le 19.12.11

 

 

 

Pour la famille de Jacques et pour Césaria Evora 

 

 

 

c'était Lundi l'enterrement du Papa de Jacques,

oui la mort rassemble les vivants 

et nous donne envie de vivre le présent

ce temps précieux que la vie nous offre,

une pensée vers vous sa famille 

le 17.12.11

 

 

 

Au lever du jour la danse des feuilles vertes sur les fleurs d'hortensias violettes et grises de ce début d'hiver.

Et les mots du Livre d'Or à la lueur d'une bougie, dans l'obscurité de la tempête , rien que pour moi le reflet de cette flamme sur la fenêtre, comme "posée" sur la seule chaise restée debout sur la terrasse dans cette nuit de grand vent et de pluie, c'est ...

c'est énorme,

le présent à y bien regarder.

le 16.12.11

 

 

 

 

petit inventaire

d'emberficotements qui éloignent du présent 

le 16.12.11

 

 

 

le matin je me pose et je respire, le soir je me pose et je respire

le 13.12.11

 

 

 

la confiance en ce que je suis

le 09.12.11.

 

 

 

 

à quoi je ne suis pas encore née ?

le 08.12.11

 

 

et puis aujourd'hui on a planté des bulbes de tulipes roses et blancs sous la pluie

et puis mardi le groupe de Nicolas vient peindre aux Poissons Rouges

et puis on va marcher en famille dans le désert cet hiver

et puis Louise a passé son permis

et puis cette semaine le tableau de "la lecture" est parti vivre chez Mireille

et puis 23 enfants ce matin pour le jeu "sur la route : ce qui fait avancer / ce qui fait reculer"

le 04.12.11

 

 

 

 

les choses qui fleurissent : 

-correspondance avec Albane Gellé : ses mots - mes peintures

(merci Albane pour cette belle aventure)

-recherche pour "l'homme au bouquet" (avec mes yeux de maintenant)

-le tableau sur l'école (commande)

-travaux préparatifs pour prochaines peintures

le 02.12.11

 

le 01.12.11

pendant les vacances de Noël, un lieu où l'on peut venir en famille prendre le temps de découvrir la peinture autrement

www.atelier-poissons-rouges.fr

 

 

 

 

 

"Il nous faut découvrir que les autres sont comme nous, avec des dons et des besoins; personne n'est le centre du monde. Chacun a un rôle à jouer dans l'univers; un petit rôle mais un rôle important. Et nous avons besoin des uns et des autres.
C'est parce que nous nous appartenons mutuellement et que nous nous reconnaissons comme frères et soeurs d'une même humanité que nous apprenons non seulement à accepter les autres tels qu'ils sont avec leurs dons et leurs qualités, mais également à reconnaître que chacun est une personne à part entière, avec un coeur vulnérable. Nous apprenons alors à pardonner à ceux qui nous ont blessés ou rejetés, et à demander pardon à ceux que nous avons blessés. Nous apprenons à accueillir les critiques avec humilité et à écouter ceux qui nous appellent à grandir dans la vérité et l'amour. Ensemble nous nous soutenons et nous nous encourageons mutuellement sur ce chemin de liberté intérieure. (...)

En acceptant nos faiblesses et nos limites personnelles, nous découvrons notre besoin des autres, nous apprenons à apprécier leur présence et à les en remercier."

Jean Vanier dans "Accueillir notre humanité" 

« Les habiles, les jongleurs de mots (je rajoute de couleurs)

sont plus éloignés de la poésie que cet homme qui - sans parole aucune - se défait de sa journée, le regard levé vers un arbre, ou le cœur attentif à un ami. »

Andrée Chédid

le 25.11.11.

 

 

1ère rencontre avec M.

le 22.11.11

 

 

on ne dort pas

on ne dort pas

on trie on écrit on pétrit on assemble

on veille on roule on bosse on attend

qu'au bas du ciel revienne 

comme trembloter du blanc

 

le poème aussi est

façon de voir venir

du fond du sombre

les mots comme un ciel d'aube

 

Antoine Emaz

 

le 20.11.11

 

 

 

 

c'est qu'il ne s'agit pas de monter mais de descendre

le 18.11.11

 

 

 

le soir du 16.11.11 

 

est ce que sincèrement ça intéresse quelqu'un ce que je dépose là ?

le matin du 16.11.11

 

Cancale le 12.11.11

 

 

 

 

 

je rentre à l'instant d'une promenade entre chien et loup

le ciel rosé éclairait les nuages par dessous waouh !

je me suis dit: qu'ils sont légers ce soir ces nuages là

ils ont l'air posés sur un lit de plumes, posés là

rien que pour moi, c'était...

c'était beau 

le 10.11.11

 

 

 

 

après midi dans les vignes dorées

"Ne rien perdre de se qui se donne à vivre, des rires et des nuits.

Il y fait sa demeure." Véronique Margron

le 09.11.11

 

 

 

le 07.11.11

 

 

 

cette après midi j'ai mis les cendres au bas du gingko Bil

il y avait une petite pluie toute douce, et de ce pas :

cuisine, la tajine pour ce soir, hop hop la vie !

le 05.11.11

 

 

 

mes feuilles d'automne

le 04.11.11

 

 

messages personnels à l'attention des personnes bien intentionnées de la DDE and co qui ratiboisent consciencieusement tout le long de la Loire ... pffft ...

(qui ont très peu de chance de passer là, mais bon...) :

petit écureuil ahuri rencontré la semaine dernière aux environs d'Estella (Espagne), merci Do pour le mot

Au bout de la rue ils sont venus couper une (cinquantaine) d’arbres... une centaine en fait... 

il y avait là un endroit sauvage, précieux, que je prenais le temps de regarder tous les jours de l’année différent …

(voir une des photos du lieu prise par Simon Peltier cet été)

Ils disent que c’est pour renforcer la levée, pour aménager des choses pour pas que le fleuve déborde… mais qui donc nous pond ces choses aussi débiles ? 

le 01.11.11

 

 

crédit photo : Simon Peltier

J’avais dit vraiment c’est pas pour moi ces choses agitées qui vous sautent dessus à tous bouts de champs sans vous demander votre avis, trop bizarres ces boules de poils et de puces qui promènent leur maitre au bout de leur laisse et vous empêchent le silence en grognant dès qu’un inconnu vous approche, non jamais chez moi c’est sûr vraiment J’en veux pas,

en plus ça bave.

jamais./

Et puis voilà que depuis notre retour : une petite chose poilue depuis 48 heures devant la porte nous regarde, et je sens bien que je ramollis de la décision, elle apparemment n’est à personne dans le coin, je dis elle parce que c’est une fille, je l’ai appelé Cerise le temps que ses propriétaires la retrouve, elle aime bien les spaghettis.  

le 31.10.11

 

 

 

 

J'ai aimé traverser les champs d'oliviers, le rythme des cultures en terrase avec les lignes des vignes du rioja et ces grandes étendues de terre ensemencées, me nourrir des amandes ramassées en chemin,

et aussi regarder les potagers aux abords des villages.

Je rentre touchée par les horizons bordés de colliers d'arbres, la chaleur des auberges où nous avons rassemblé nos forces, l'aventure humaine avec mes compagnons de marche.

Et par tout ce qui a été rendu possible par la grâce.

samedi 29 octobre

 

 

une confrontation avec mes ombres, mes limites et celles des autres, une ouverture à l'autre,

un apprentissage à la volonté, au lâcher prise et au regard aimant, à la confiance

vendredi 28 octobre


 

Parfois pas un chat dans les villages traversés (là si ! ),

il faut dire que les espagnols se lèvent tard et nous somme plutôt matinaux,

nous regrettons que les petites chapelles surdorées soient fermées.

(un peu moins d'or un peu plus d'accueil ?)

jeudi 27 octobre

 

 

il y a dans cette marche une nécessaire concentration au pas que je suis entrain de faire l'un après l'autre, ajuster le souffle pour que l'effort soit le plus léger possible, le regard s'ouvre au minuscule qui est offert dans la lenteur et nous devenons poreux ce qui nous entoure :

ces étendues désertiques dans cette partie de l'Espagne agissent sur nous comme un baume, au matin le ciel rouge nous réchauffe, nous marchons sur une terre ocre dont les courbes toutes en douceur rythment nos pas sur les chemins caillouteux.

La pluie vient parfois laver mes chagrins, la paille me réchauffe pour le confort d'un pique-nique, les amandes ramassées me nourrissent, j'accueille ce qui vient.

Mon genou se tait, merci à lui.

mercredi 26 octobre

 

 

 

 

mon genou me fait mal, je termine la journée à bout de souffle, me demandant vraiment ce que je fais là, je suis découragée, envie d'arrêter, étourdie par une journée entière de pluie et de vent, je me sens minuscule, sur la table les amandes ramassées en route et les affaires qui sèchent suspendues dans la chambre de l'auberge.

mardi 25 octobre

 

 

Sur la route un homme nous a demandé : pourquoi faites vous cette marche ? (...)

sur le coup je n'ai pas su répondre il y a tellement plus à sentir et à vivre qu'à dire...

en fait maintenant je peux dire que c'est surtout ce qui se passe après qui importe, faire vivre l'empreinte de ce qui a été traversé, les découvertes, les rencontres, les départs...

en fait je crois que c'est un chemin qui commence vraiment quand celui là se termine.

lundi 24 octobre

 

 

 

 

 

Ce matin le visage d'Amaya qui aide sa maman à l'épicerie où nous trouvons de quoi pique-niquer nous accompagne, nous rencontrons tous les jours des inconnus qui nous donnent en quelques instants l'étincelle de leur regard ou de leur voix, notre espagnol n'est pas à la hauteur alors nous inventons.

dimanche 23 Octobre

 

 

Nous sommes partis de Larrasoana en Espagne au bas des Pyrénées, pour une marche qui durera 8 jours. 

Quand je marche j'écoute et je regarde cette nature si rude et si belle, la réalité du chemin caillouteux et la réalité de l'autre. Mes compagnons de marche ont un rythme bien plus rapide que le mien, de plus j'ai besoin de regarder les choses, prendre des photos, pour revoir après ce que j'ai croisé, chacun prend son rythme. 

samedi 22 octobre

 

 

on part à l'aube pour voir se lever le soleil, ce premier matin il fait 2°, les meules de paille blanchies et le murmure du ruisseau.

vendredi 21 octobre 2011

 

 

J'ai hésité à laisser là une trace de cette semaine passée à marcher entre Larrasoana et Santo Domingo en Espagne, j'avais un peu peur de réduire cette expérience de vie par les mots qui ne disent qu'un aperçu des choses vécues. Et puis au fur et à mesure que j'ai retracé ce parcours avec ces notes, cela m'a permis de revoir cette semaine et d'en ressentir à nouveau la portée en la partageant un peu ici.

 

 

 

 

le 02.11.11

 

 

 

c'est un amour qui nous veut libre, qui ne demande rien d'autre que de tout quitter (peurs, chagrins, illusions, rêves, etc etc etc...), et d'entrer dans la marche

ultréïa !

le 30.10.11

 

 

 

 

 

des arbres comme limite entre le ciel et la terre

 

 

 

traversée d'un champs d'oliviers

herbes dorées sur le bord du chemin caillouteux

 

 

on marche sur une terre rouge

amandiers, oliviers, genèvriers, chênes verts, noyers, viormes, tamarins, cyprès, pins d'Alep, peupliers, érables, platanes, vigne, ormes, bouleau, eucalyptus, acacias...

 

 

 

ce que je vois de la fenêtre

 

 

 

lu :

"nous allons par le pire à des choses très fleuries et très douces accordées au secret de nos âmes" C.Bobin

 

 

jour 1  : les chardons

 

 

 

 

départ demain : LarrassOanna - Burgos 160 km marcher 8 jours, 

préparé sac à peu près léger, en fait non pas tant que ça.

le 19.10.11